| | | | | | | | Venomia | | Visiteur | | 295 messages postés |
| Posté le 09-02-2004 à 22:26:32
| La mission – vingt-quatrième partie – La rivière. La pluie qui n’avait pas arrêté depuis deux jours, avait enfin cessé de tomber sur la foret de Nektulos et les huit gardes du pont de la rivière Styx attendaient leur relève qui allait arriver à l’aube. La rivière séparait la foret sombre en deux parties presque égales et le pont était gardé jour et nuit. Bien que la guerre soit finie depuis des décennies, et que les elfes noirs ne s’attendaient plus à une attaque de leurs anciens ennemis depuis que l’Empire Commun avait été instauré, la rivière formait une barrière naturelle contre les autres dangers que contenait la foret : les orcs éclaireurs du clan Deathfist, des animaux sauvages et des morts-vivants. Si la partie de Nektulos entre Neriak et le pont étaient tout à fait sécurisés, il en était autrement de la partie menant vers les Commonlands. La nuit avait été calme comme d’habitude, car seuls des fous oseraient se risquer dans le domaine des elfes noirs sans y être invités. Bien sûr, parfois des pèlerins passaient le pont pour voyager vers le Temple de Solusek Ro, se trouvant très haut dans les montagnes de Lava Storm, mais il leur fallait des laisser passer approuvés par les plus hautes autorités de leurs villes d’origine ainsi que l’accord écrit des souverains Teir ‘Dal. Et obtenir les documents nécessaires pouvait demander plusieurs mois dans le meilleur des cas. Les rares pèlerins qui essayèrent de traverser le pont sans laisser passer étaient souvent exécutés sans sommation. Et ceux qui voulaient traverser la rivière à la nage en évitant les gardes, servaient la plus part du temps comme dîner au poissons carnivores dans les eaux noires du Styx. Et si jamais par miracle, ils survivaient à la traversée, les golems de pierre, crées par les magiciens Teir ‘Dal pour garder la foret entre le pont et Lava Storm, auraient tôt fait de les réduire en bouillie. Les gardes étaient donc très à leur aise après cette nuit calme, de plus, dans une quarantaine de minutes, la relève allait arriver, et puis ils pourraient profiter d’une bonne journée de sommeil et après cela de deux jours et nuits entières de quartier libre. C’est sûrement pourquoi aucun d’eux n’avait remarqué les silhouettes à la lisière de la foret, à environ quatre cents mètres à gauche du pont surplombant la rivière. Le pont de Nektulos se trouvait à environ une heure et trois quarts d’heure de cheval de l’entrée de Neriak et bien que le vieux cheval avait bien suivi le rythme de l’étalon de Venomia, la distance s’était avérée trop grande, l’illusion avec laquelle Camia avait transformé provisoirement Fani en elfe noire avait finie par se dissiper. Les deux femmes étaient alors descendu de leurs montures et avaient quittés le chemin vers le pont pour s’enfoncer dans la foret sombre. Lentement, et en faisant le moins de bruit possible, en tenant les rennes de leurs chevaux, elles s’étaient avancées à travers les arbres centenaires, le bruit de leurs pas étouffés par le lit de feuilles mortes. Venomia, qui comme elfe noire était née avec une vision nocturne parfaite, ses yeux brillaient tels ceux d’un chat dans le noir, avait ouvert la marche et Fani l’avait suivie de près. Cette dernière ne pouvait pratiquement rien voir à travers les ténèbres opaques qui tenaient presque continuellement la foret de Nektulos dans leurs griffes. En effet, même en pleine journée la foret était très sombre à cause de la fumée noire des volcans de Lava Storm qui flottait lentement au dessus des arbres. « Les Elfes Noirs ont bien choisi leur habitat. » pensa t’elle. Elles avaient mis deux heures pour faire le chemin qui ne les aurait même pas pris un quart d’heure en continuant sur la route vers le pont, s’arrêtant au moindre bruit suspect, mais jusqu’ici ça avait été a chaque fois une fausse alerte comme le cri d’un animal nocturne. Maintenant elles étaient arrivées à la lisière de la foret, un peu en surplomb par rapport au niveau de la rivière et Fani qui ne voyait toujours presque rien à travers l’obscurité, faillit bousculer Venomia qui s’était arrêtée devant elle. « Oh ! Excuse moi Veno » faisait Fani surprise de voir l’elfe noire arrêtée devant elle. « Shut ! Fani. Baisse un peu la voix. Viens à coté de moi et regarde vers la droite. » murmurait l’elfe noire. Fani s’était avancée jusqu’au niveau de Venomia et ses yeux suivirent le cours du Styx dans la direction que Venomia avait dite. D’abord elle ne voyait rien mais puis elle vit la silhouette menaçante d’un grand pont de pierre. « Je vois le pont. » chuchotait elle ensuite. « Bien, nous sommes hors de portée de voix des gardes qui se trouvent dessus mais si maintenant nous faisons trop de bruit ils peuvent nous remarquer. Bientôt la relève de la garde va se faire et je pense qu’ils ne sont pas très sur leur garde pour l’instant mais il nous faut être très prudentes quand même. » disait Venomia. « D’accord Veno, quel est ton plan ? » répondait Fani, toujours en chuchotant. « Vois tu le rocher au milieu de la rivière, droit devant nous, Fani ? » demandait Venomia. Fani fit un signe de tête vers l’elfe noire pour confirmer qu’elle voyait bien la pierre dans l’eau. La rivière était large d’environ deux cents mètres entre la berge où elles se trouvèrent et la rive opposée. « Bien. L’eau de la rivière n’est pas très profonde à partir d’ici, tout en suivant une ligne droite vers cette pierre. Si nous marchons vers elle à travers l’eau, l’eau ne nous viendra même pas jusqu’au genoux. Des pierres invisibles depuis la surface forment un chemin secret vers elle et il continue au delà de la pierre jusqu’à la rive suivante. Les poissons carnivores ne viennent jamais dans de l’eau aussi peu profonde et nous pourrons traverser sans risquer d’être dévorées vivantes. » continuait Venomia. Le chemin sous-marin secret avait été aménagé pendant la guerre et bien peu de personnes étaient au courant de son existence. Il avait été construit pour qu’une retraite de l’arrière garde de l’armée vers Neriak reste possible si le pont de la rivière venait à être détruit. Exmortis, qui était Capitaine de l’armée Teir ‘Dal, avait informé Venomia de son existence et lui avait décrit le repaire, la pierre sortant de l’eau, pour le localiser. Elle ne l’avait jamais emprunté avant, mais il l’avait dit que le chemin faisait cinq mètres de large et que une fois arrivé à la grande pierre il fallait la contourner par la gauche en venant des Commonlands, donc à droite d’où elles se trouvèrent maintenant, pour ensuite revenir parallèlement à la pierre pour rejoindre l’autre rive. « Bon, écoute moi bien maintenant, Fani. Je vais y aller la première et je vais m’arrêter à coté de la pierre. Ensuite je me tournerai vers toi et tu devras utiliser mes yeux comme repaire pour te diriger. Le chemin est assez large pour nous et nos chevaux, mais il risque d’être glissant. Donc il faudra se mouvoir avec prudence et bien tenir nos chevaux. Mieux vaut prendre notre temps que de se précipiter, si nous tombons à l’eau c’est fichu. Soit les gardes, soit les piranhas nous feront notre fête. Tu as bien compris ? » Venomia regardait maintenant Fani dans les yeux et elle lisait le doute dans ceux-ci. « Je… je vais essayer Veno » répondait-elle d’un ton hésitant. « N’aie pas peur Fani, mais sois prudente. » Venomia lui donnait un rapide baiser sur les lèvres et avant que Fani ne réalise ce qu’elle avait fait, l’elfe noire était descendu de la berge tenant toujours solidement les rennes de son cheval noir. Elle voyait la masse noire que Venomia et son cheval formèrent maintenant, lentement s’éloigner de la rive en direction de la pierre dans l’eau, jusqu’à ce qu’elle disparaisse complètement dans l'obscurité. Dix bonnes minutes se passèrent et Fani du se contrôler souvent pour ne pas céder à la panique. Pourtant, jusque maintenant, elle n’avait toujours pas entendue de bruit de chute dans l’eau donc Venomia devait toujours être saine et sauve. Encore deux ou trois minutes s’écoulèrent et elle voulait crier le nom de Venomia, mais elle savait que ça alerterait les gardes sur le pont, donc elle se taisait mais les gouttes de sueur froide perlaient maintenant sur son front. Soudain, à coté de la pierre lointaine, deux yeux s’étaient allumés dans l’obscurité. Elle souffla de soulagement, Venomia avait atteint la pierre et elle s’était retournée vers elle. C’était le signal, il fallait qu’elle traverse aussi maintenant. Doucement elle se laissa glisser de la berge et elle était soulagée de sentir un sol stable en dessous de ses pieds. Elle tirait sur les rennes de son cheval pour le faire descendre aussi, mais celui-ci avait l’air d’avoir peur. « Du calme mon joli je t’en prie, fais moi confiance » murmurait-elle doucement tout en caressant la tête du cheval. Le cheval semblait d’abord encore un peu hésitant, mais les paroles de la demi elfe semblaient l’avoir calmé et le cheval descendait à son tour de la berge dans la rivière. Malgré sa vision de nuit, Venomia ne pouvait pas clairement distinguer Fani et son cheval qui avaient commencés aussi à se mouvoir dans l’eau, pourtant elle avait remarque que le vieux cheval avait hésité à descendre dans la rivière. « Bien joué Fani, continue maintenant. » pensa t’elle. Puis elle jeta un rapide regard en direction du pont, mais tout semblait calme. Fani avançait doucement, pas par pas dans la direction des deux yeux luminescents devant elle, comme Venomia l’avait dit, l’eau montait à peine jusqu’à ces genoux et elle progressait doucement mais sûrement. Ci et la une pierre plus glissante que les autres la faisait redoubler de prudence et ralentissait ça progression. « Heureusement l’eau n’est pas froide » pensa t’elle « Sinon j’aurais les jambes déjà engourdies ». Mais cette réflexion la faisait penser aussi aux poissons carnivores qui se trouvaient peut être tout près d’elle et à partir de ce moment elle s’attendait à sentir une morsure à tout moment. « Calme toi Fani. Calme toi. Veno t’as dit que les poissons ne viennent pas dans cette eau peu profonde. » Elle répétait cette phrase au moins cent fois dans sa tête avant qu’elle parvenait enfin à rejoindre la pierre au milieu de la rivière et en même temps Venomia qui l’attendait. « Très bien Fani. Je savais que tu pouvais le faire. Ecoute, le plus difficile est passé maintenant. Le reste du chemin est plus stable que la première partie. Reste toute fois prudente jusqu’au dernier moment. Je vais à nouveau aller la première et lorsque tu reverras mes yeux, ça voudra dire que j’aurais atteinte l’autre rive. » Venomia faisait mine de partir, mais Fani la retenait par le bras. « Oui Fa.. » voulait demander Venomia mais sans crier gare, Fani l’embrassait sur la bouche. D’abord surprise, bien vite l’elfe noire répondait avec fougue à se baiser aussi passionnel qu’inattendu. Pendant un court instant elles oublièrent l’invraisemblable situation dans laquelle elles se trouvèrent. La rivière, le pont, les gardes, les piranhas, le danger continuel d’être surprises sans possibilité de s’échapper, tout avait disparu l’espace de ses quelques secondes. Puis Fani avait relâché le bras de Venomia et le baiser s’était terminé aussi soudainement qu’il était venu. « J’en avais besoin Veno, par tous les dieux, j’en avais besoin. » disait Fani. Venomia ne sachant pas bien comment réagir à ce moment passionnel pendant cette situation remplie de danger se contentait de sourire de façon rassurante, puis elle dit : « On va y arriver. Encore un effort ma belle, nous y sommes presque. » Elle s’était à nouveau concentrée sur le chemin qui les séparait encore de l’autre rive. Ensuite, elle se remit en route. Maintenant c’était Fani qui restait seule au milieu de la rivière et dans l’obscurité elle guettait le pont, mais tout semblait tranquille. Elle s’était à nouveau étonné d’elle-même, mais c’est sûrement la peur de mourir lors de la première partie de la traversée qui lui avait insufflé d’embrasser Venomia et c’est sûrement pourquoi celle-ci avait répondue avec telle passion à ce baiser, parce qu’elle aussi devait se rendre compte que peut être elles n’auraient plus jamais l’occasion de s’embrasser si les choses se passaient mal maintenant. Et elle ne le regretta pas un instant. A peine dix minutes s’étaient écoulés depuis que Venomia s’était remise en route que déjà elle voyait les yeux brillants de l’autre coté de la rivière. « D’accord, c’est notre tour à nouveau mon joli, allez encore un petit effort. » Fani s’adressa à son cheval, mais elle réalisa qu’elle prononçait ces paroles pour calmer sa propre anxiété aussi. Lentement elle progressa et tout semblait aller bien, mais soudain, lorsqu’elle se trouvait à mi-chemin entre la pierre qu’elle venait de quitter et la rive ou l’attendait Venomia, elle entendait un bruit venant de la direction du pont. C’était un bruit de bottes qui s’approchait. La relève de la garde ! Le vieux cheval brun avait aussi entendu se bruit inhabituel et celui-ci le rendait très nerveux. Fani devait tirer de toutes ses forces sur les rennes pour que le cheval ne panique pas. Celui-ci faisait mine de vouloir quitter le chemin de pierres et si il y arrivait, cela signifierait la fin pour lui et sûrement aussi pour Fani. « Non, pas maintenant ! » Venomia qui assistait à la scène, impuissante, depuis l’autre rive cria intérieurement. Fani sentit ses pieds glisser inexorablement sur les pierres sous la force du cheval qui tirait pour s’enfuir du bruit de bottes qui maintenant avait atteint le pont. D’ici quelques secondes elle allait chuter dans l’eau, elle et le cheval apeuré. « Ecoute moi. Calme toi. Fais moi confiance. » Fani avait pris le cou du cheval des deux mains et elle avait lâché les rennes, elle murmurait ses mots dans l’oreille de l’animal. « Incroyable. » Venomia disait de haute voix cette parole en regardant ce qui ce passait. Le cheval qui d’abord courrait à la catastrophe, s’était calmé d’une seconde à l’autre. L’animal semblait regarder la petite demi elfe à coté de lui et il abaissait sa tête vers elle pour recevoir une caresse. « Oui. Maintenant tu es gentil. Encore quelques mètres, et nous serons en sécurité. » Fani avait continuée à parler à l’oreille de son cheval tout en le caressant et celui-ci semblait comprendre ce qu’elle voulait lui dire. Le reste du chemin vers la rive, le cheval suivait Fani sans que celle-ci n’ait besoin de prendre les rennes en main. Bientôt Venomia l’aidait à se hisser sur la berge et les deux femmes et les deux chevaux étaient à nouveau réunis. Venomia prit Fani dans ses bras et lâcha un gros soupir de soulagement, un rapide coup d’œil vers le pont l’avait confirmé que les soldats n’avaient rien vu ni entendu lors de la relève de la garde et le bruit de bottes s’éloignait à nouveau du pont. « Fani. Qu’est-ce que j’ai eue peur. Je croyais que ce vieux canasson allait nous trahir. » disait-elle. « Non, c’est mon ami maintenant. Et j’ai confiance en lui comme il a confiance en moi, je le sens Veno. » répondait Fani et elle caressait à nouveau la tête du cheval. <à suivre>
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| | Chava | | Et ouais :p | | Visiteur | | 285 messages postés |
| | | Venomia | | Visiteur | | 295 messages postés |
| Posté le 10-02-2004 à 10:29:37
| Chava a écrit :
Bon j'irai voir s'il y a des piranhas par là bas et ce chemin secret lol |
Les piranhas sont bel et bien dans la rivière dans le jeu, mais le chemin secret n'existe que dans mon imagination.
Chava a écrit :
Elles se dont enfin embrassé fougueusement On attend la suite Miss Veno ... |
Ben oui, il était temps non? Et la suite ce ne sera pas pour tout de suite malheureusement, bcp de boulot atm...
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| | Mudra | | Visiteur |  | | 117 messages postés |
| Posté le 10-02-2004 à 11:55:27
| On va attendre la suite avec impatience alors
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| | Margaly | | Membre | | 858 messages postés |
| Posté le 10-02-2004 à 13:23:53
| Oblige de s armer de patience si je comprends bien .. mais ca va etre dur d attendre
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| | Perlle | | Membre | | 531 messages postés |
| Posté le 10-02-2004 à 15:47:05
| Super Venomia, vraiment super .
-------------------- Perlle Barok |
| | Chava | | Et ouais :p | | Visiteur | | 285 messages postés |
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