| | | | | | | | aphykit | | Membre | | 108 messages postés |
| Posté le 21-01-2004 à 00:40:05
| Encore et toujours cette boue. Elle s’infiltre partout, dans nos armures, dans nos vêtements, jusque dans nos gamelles. Le petit déjeuner et la flotte même sentent la terre. Nous avons un peu de chance aujourd’hui, le ciel s’est un peu dégagé, et le soleil n’a pas l’air très loin derrière les nuages. L’herbe est encore humide de rosée, et l’air est juste assez frais pour être vivifiant sans toutefois nous donner réellement froid. Nous avons nettoyé le champ de bataille d’hier, ramassé toutes les pièces d’armures tombées à terre et jeté les corps de nos ennemis dans un fossé. Nous avons subit deux pertes hier. Tout d’abord l’imbécile qui a pris une des premières flèches, parce qu’il avait enlevé son plastron qui était trop serré à son goût. Ensuite Bethz, notre tank principal. C’est pleins de désarrois que nous enterrons le warrior capable de faire le plus de dégâts, tout en fixant le maximum d’ennemis avec son épée plus longue que toutes celles que nous utilisons. L’officier a d’ailleurs chargé un des porteurs de stocker cette arme, vu que personne n’est assez fort pour l’utiliser. Une petite croix est installé au dessus de chacun des monticules de terre. - Dure journée. Yannouth a toujours le don de résumer tes pensées en quelques mots, sans apporter ni solution, ni espoir de solution. Mais il engage rarement la conversation s’il n’a pas quelques chose à dire. J’ouvre le canal radio en émission et lui répond, d’un ton un peu lasse. - Oui, mais je crains surtout que la journée la plus difficile soit celle de notre prochain combat. Bethz changeait quand même pas mal la donne dès le début du combat. Il va falloir lui trouver un remplaçant rapidement. - Hum Hum. Au fait, ton guerrier d’hier, il a enlevé son masque. Tu le trouvera à coté des blessés, il discute avec. A plus tard. Il a déjà coupé le canal radio. Pas moyen de lui faire cracher le morceau quand il est comme ça. Je vais aller voir ça de plus près. Notre campement est installé en bordure d’une petite forêt, un peu en surplomb des quelques champs qui nous entourent. Les éclaireurs sont partis en reconnaissance, et notre boulot consiste surtout à rester discrets en attendant qu’ils nous confirment que le mage d’hier n’a pas transporté ses troupes juste un peu plus loin pour nous attendre. Je me faufile entre les arbres, plié en deux, vers une clairière dans laquelle une petite ruine nous sert d’infirmerie de fortune. A part nos deux morts, les blessures ont été relativement légères, tout le monde devrait bientôt être sur pieds. En attendant, il est plus facile de soigner en enlevant les armures de combat, et nous préférons tous le faire à l’abris d’un mur. - Hanek ? Je me retourne, le doc est en train de prendre une petite pause, assis contre un arbre. Il est en train de confectionner un mélange dont lui seul a le secret. - Oui. Je me posait quelques questions concernant Bethz. Tu peux sans doute me répondre, vu que tu as pu examiner le corps ? Il me regarde d’un air un peu sceptique. J’ai toujours un peu de mal à trouver un prétexte quand j’en ait besoin d’un. - Vas y, tu veux savoir quoi ? - En fait, j’était pas très loin de lui quand il a été tué. J’ai juste vu comme un éclair, et son armure tomber en morceaux. Tu saurait me dire ce qui l’a tué ? Je ne connaît pas d’armes capables de détruire une armure de combat de cette façon. Il hésite un instant, puis range son sac médical. - Je ne peux pas te dire grand chose, mais tu as de la chance, j’ai gardé quelques uns des morceaux de son armure. Suis moi. Il n’y a que quelques pièces, un peu exigus, dans la ruine. Le toit est partit il y a sans doute pas mal de temps et l’eau ruisselle sur les murs qui ont perdu tapisseries et peintures. Il me fait entrer dans ce qui ressemble à un petit laboratoire de campagne, plein d’instruments que je ne reconnaît pas. Il sort d’un coin un morceau de kevlar noirci sur le coté. - Voilà, cette pièce faisait partie de son plastron. C’est censé le protéger de la plupart des projectiles. Tu remarquera que la matériaux à littéralement fondu. Il s’arrête un instant, et jète un coup d’œil en direction de là ou devait se trouver la porte. Il m’indique de m’approcher un peu et commence a parler moins fort. - En fait, j’ai peut-être l’explication, et tu serait bien le premier à être concerné. Encore une pause, et cet air un peu embêté. Il est un peu plus vieux que moi, porte un équipement beaucoup moins lourd que moi, mais ses poches sont remplies d’instruments destinés, tantôt aux soins rapides, tantôt à une chirurgie légère. Il a l’air un peu fatigué, mais son travail commence effectivement quand le notre s’arrête. - Tout à l’heure, pendant que je me reposait, j’ai surpris le mage et l’officier en train de discuter. Ils parlaient d’un sorcier. Le mage avait l’air plutôt inquiet, d’après lui, ce qui as tué Bethz était purement magique, et aucune de nos armures ne peux bloquer une telle attaque. - Et pourquoi ils ne nous auraient rien dit ? - Sans doute parce qu’on a quand même du boulot à faire par ici, et que si on annonce qu’un sorcier se promène dans le coin, et que rien ne peux arrêter ses attaques, plus personne n’ira devant quand il va falloir se battre … Un conseil, si tu le voit, tue le très vite, ou fout le camp. Je lui rend le petit sourire bien entendu du gars qui remercie pour un conseil important. Je m’apprête à partir quand il m’attrape le bras. - Pendant que j’y suis, ça fait pas mal de temps que je ne t’ai pas fait de check up. Va donc m’attendre dans la pièce d’en face, je ramène l’analyseur. -*- Il y a une seule chaise dans la pièce qu’on aurait appelé salle d’attente dans d’autres endroits. Je m’installe et sort de mon plastron l’interface. Elle permet de faire un diagnostic complet de mon état de santé, présent et passé. La concentration d’adrénaline, de sucre et d’autres éléments importants sont enregistrés pendant les combats. Avec l’analyseur qu’il raporte à l’instant, il est capable de déterminer quelques corrections à apporter à mon métabolisme pour que je sois encore plus efficace à la fois au repos, et en combat. Le doppeur, lui, récupère les informations transmises par le doc, et créé des stimulants adaptés à chacun d’entre nous. Ces stimulants sont injectés au début de chaque combat, et permettent des accélérations et des réflexes hors du commun. Chaque combat, en nous amenant au delà de nos limites, abîme nos corps. Sans ajustement de notre ‘régime ordinaire’, nous serions tous hors d’usages après seulement quelques mois. Le Doc branche l’analyseur et commence à regarder les données. Il prend quelques notes sur son écran. J’aperçoit d’où je suis installé la pièce où se reposent les blessés. Un rayon de soleil passe maintenant entre les arbres, et lèche les dalles de pierres usées qui couvre le sol. De là ou je suis j’aperçoit un brancard couvert d’un drap blanc, une tête qui ne m’est pas familière se retourne dessus de temps en temps. Au fond je voit le guerrier que j’avait remarqué hier, de dos, en train de discuter à voix basse avec un des patients. Je suis trop loin pour comprendre ce qui se dit. Son armure est toujours aussi impressionnante, et les motifs qui y sont incrustés sont mis en valeur par la lumière qui arrive dans ce lieu. - J’ai bientôt finit. Ne bouge pas. Le guerrier se lève, et semble chercher quelque chose. Il se retourne et je voit son visage … C’est le visage d’une femme. Une petite mèche blonde sort de son casque et tombe sur son front. Elle s’approche, et entre dans la pièce. - Bonjour. Son sourire est agréable, et remonte jusque dans ses yeux. Il sont d’un bleu très clair, plus clairs que ceux que j’ai pu voir jusque là. On s’y perdrait. Elle hausse des sourcils fins pendant qu’elle prend quelques bandages. Je répond. - Bonjour. Je sent un sourire se dessiner sur mon visage, mon pouls s’accélérer un peu, et mes mains devenir un peu moites. Il va falloir que j’arrête de la regarder si je ne veux pas commencer à rougir un peu. Elle retourne dans la pièce d’a coté pour s’occuper des patients, et toute cette ruine semble perdre tout à coup la sérénité et la lumière qui l’occupait l’instant d’avant. Le doc attire mon attention. - Hum Hum. Le doc me montre une courbe sur son écran, et sourit un peu en murmurant - Oui, elle est plutôt jolie. Elle est arrivée récemment. ------ © Copyright X'agon du 21 janvier 2004
Message édité le 21-01-2004 à 00:42:40 par aphykit Message édité le 21-01-2004 à 00:50:19 par aphykit |
| | Margaly | | Membre | | 858 messages postés |
| Posté le 21-01-2004 à 07:18:26
| comme toujours excellent !! la suite Aphy
--------------------
|
| | Perlle | | Membre | | 531 messages postés |
| Posté le 21-01-2004 à 11:54:11
| Vi... vii... viii... en corps... heuu non !!! ENCORE !!!
-------------------- Perlle Barok |
| | Mudra | | Visiteur |  | | 117 messages postés |
| Posté le 21-01-2004 à 13:58:44
| bon ba desole j'ai epuise mon dico hmm ... a oui , la S U I T E
-------------------- |
| |
| | | | | | | | | |
|