| Hazoun | | On se calme et on boit frais | | Visiteur | | 352 messages postés |
| Posté le 23-01-2004 à 17:05:10
| - Avec votre permission mon père, le Nécr... - Mon fils, ce nom ne saurait être prononcé en ces lieux. Nous verrons demain si je puis accéder à votre requête. Mais il se fait tard à présent. Un novice va vous conduire à votre cellule. Nous nous verrons demain. Lorsque le novice le laissa, Hazoun s'installa dans la cellule. Deux bougies projetaient une lumière orange sur les murs de pierre humides et faisait danser les ombres. Une bonne couverture ainsi qu'un bonnet et d'épaisses chaussettes de laine ne seraient pas de trop cette nuit. Une petite lampée de ce fameux wisky de fabrication artisanale (et plus ou moins légale) ne gâterait rien non plus. Il s'allongea sur son lit après avoir ôté ses chaussures et laissa son esprit vagabonder. Une impulsion le poussa à sortir son pendule. Cet endroit "résonnait". Hazoun ressentait les émanations jusque dans l'extrémité de ses membres. Comme des picotements, des fourmis qui témoignaient de la haute teneur spirituelle de ces lieux. C'était un de ces "trucs" qui ne cessaient de l'émerveiller. Tant d'âmes étaient venues s'élever par la prière en cet endroit, qu'à présent, chaque pierre vibrait intensément. Car il ne faisait aucun doute pour le journaliste que la pensée était une forme d'énergie. Hazoun avait rencontré des chercheurs marginaux attachés à démontrer la réalité de phénomènes dit "paranormaux". Parmi ceux-cis, il y avait cet ingénieur dont il avait oublié le nom. Le malheureux s'était mis en tête, après avoir été enlevé par des extraterrestres, de fabriquer des instruments psionniques susceptibles de diriger les ondes de la pensée au travers de cristaux de quartz et ainsi, de dominer la force universelle des énergies créatrices. Le pauvre avait fini par se faire interner suite à de multiples agressions sexuelles sur des femmes d'âge mûr et des petites filles à lunettes. Ce genre de recherches n'était pas sans danger et il fallait une certaine dose de courage pour se lancer sur cette voie. Il laissa son regard se perdre dans la flamme de la bougie qui faisait danser des ombres de plus en plus difformes sur le mur. Le feu, l'énergie élémentaire envoûtante parce qu'observable, mais Hazoun savait que notre monde est régi par une force invisible et bien plus puissante. Là demeurait le secret de l'univers. Mais on avait perdu ce savoir autrefois détenu par les Anciens. Le pendule tournoyait. Hazoun se sentait glisser peu à peu dans d'autres niveaux de conscience. Les bruits de la vieille bâtisse prenaient insensiblement une plus grande profondeur. La nuit devenait perméable, habitée et le journaliste s'attendait à tout moment à voir surgir un de ces fantômes qui font la renommée de la terre d'Ecosse.
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