Sujet :

CHRONIQUES AVENTURIERES - 10

Perlle
   Posté le 09-02-2004 à 17:34:09   

RIEN NE SERT DE COURIR…
…Il faut partir à point !!! Je ne sais pas quel idiot a eu cette phrase malheureuse et que l’on répète en chaque occasion, mais là c’est RUN TO SURVIVE !!! J’entends le tocsin qui retentit et sent quelques traits d’arbalètes qui passent pas loin, alors que je termine le virage pour m’enfoncer dans une ligne droite, avec un rétrécissement au bout. Deux tours en bois et au milieu une grande porte.

Un cor retenti derrière moi et je vois quelques mouvements, certainement des sentinelles qui me préparent un bel accueil. Pas le temps de peaufiner, mes armes sont sorties et prêtes à répandre la mort dans mon sillon mortel. Quelques traits me viennent par devant, Psalm of mystic shielding (Pet Shop Boys – Heart), accompagné de Selo’s accelerando (Yello – The race) et de l’habituel Angstlich’s appaling screech (Rammstein – Spiel mit mir) me donnent du courage et je monte à l’assaut de la première tour. J’ai de la chance, ils ne sont pas encore organisés, par contre j’entends derrière moi une meute hurlante qui commence à se rapprocher.

A vrai dire, je fonce droit devant moi, j’estoc, je pare, je taille, j’évite, je tranche, j’esquive et je n’ai qu’une vision, celle du petit muret de garde, mon unique but !!! Je sens quelques effets magiques qui tentent bien de me maîtriser, mais mes protections sont « up » et ma volonté est de fer.

Premier étage, première victime, un jeune soldat Iksar qui ne saura pas par qui et pourquoi il a été tué. Je sens une blessure dans ma cuisse droite, pas grave je dois continuer.

Deuxième étage, deux humains me regardent ahuris et prennent la fuite comme si j’étais un démon sorti devant leurs yeux.
Troisième étage, un troll, je le feinte et lui passe entre les jambes, il me retient de justesse le pied droit, fatale erreur pour lui, ma crystalline shortsword s’enfonce dans son crâne comme dans du beurre, arrêtant net ses fonctions.

Chemin de garde, je me relève et face à moi un moine-guerrier iksar, démesurément musclé avec des gants qui font briller ses poings. Je ne peux pas lutter contre lui, je me jette en bas du muret et tout de suite Shauri’s sonorous clouding (Prince – Thieve’s in the temple) pour disparaître de sa vue.

Le contact avec le sol est dur… très dur, sans compter ma blessure à la jambe droite. Il saute également et atterri avec une facilité déconcertante, trahissant sa puissance.

Selo’s accelerando (Yellow – The race) et je trace devant lui. Un petit coup d’œil en arrière et il tient la distance !!! Je tente d’accélérer, mes poumons sont en feu, je suis fatigué, j’ai faim et surtout soif, mon royaume pour une petite chopine d’eau fraîche.

Je sens un coup qui me touche dans le dos. C’est douloureux…, pourquoi je n’ai pas mémorisé Selo’s consonant chain (Wagner – The Walkyrie ) ?!!! Une tentative de croche-pattes, mais ma féline souplesse me permet de l’éviter de justesse. Je tente un Tuyen’s chant of flamme (Ac/Dc – Hells Bells) et mon adversaire semble aussi accuser le coup. Cela le ralenti. J’en profite pour accélérer et soudain la plaine apparaît. Je vois la tour de la Forteresse Sarnak loin au devant de ma gauche.

Le lac !!! Le lac sera ma chance de survie… Tenir… Courir… Ne pas fléchir… Courir… Souffrir mais toujours courir !!! Mon adversaire est maintenant quelques mètres derrière moi. J’en profite pour donner tout ce que je peux, ma vie en dépend. Je vois l’étendue d’eau. L’eau – la vie ; l’eau – la fraîcheur ; l’eau – mon espoir de continuer. Mon assaillant trébuche et semble accuser mon diabolique chant, tant mieux pour moi, je gagne encore quelques mètres. A vrai dire je ne sais plus quel chant j’arrête de twister pour faire passer Tarew’s aquatic ayre (Wham – Club Tropicana), mais je n’ai jamais été aussi heureux de rentrer dans l’eau à toute vitesse. Je nage le plus vite que je peux et surtout je m’enfonce.

Pas de plouf derrière moi, je continue ma progression à l’aveugle, suivant tant bien que mal ma direction. Si j’arrive dans les rapides, je suis presque sauvés. Les spiders j’en ferais mon affaire, le tout est de trouver refuge dans les couloirs de Firiona Vie…

Deux oreilles pointent hors de l’eau, suivie de deux yeux et d’une truffe… et quelle truffe, c’est la mienne, toute jolie, toute rose… 360° et rien à l’horizon. Par précaution je me repère et me dirige vers la rivière. Probable comité d’accueil, ce n’est pas le moment de retourner là d’où je viens…

Je m’approche de l’entrée du lit de la rivière et me laisse descendre à sept/huit mètres de profondeur et j’attends le coucher du soleil. Pas d’adversaire. Beaucoup trop calme à mon goût.

Maintenant il fait nuit noire. Je remonte à la surface et discrètement je progresse à petites-brasses. Rien ni personne. Inquiétant mais tant mieux pour moi. Par précaution, je chante Shauri’s sonorous clouding (Prince – Thieve’s in the temple) et je me retrouve dans la petite forêt avant Firiona Vie.

Effectivement je vois quelques uns de mes adversaires qui semblent m’attendre, perchés dans les arbres alentours. Je crois que je vais faire quelque chose qui me déplaît – un train. Oui… un énorme train et foncer en direction du tunnel qui me conduira au « port’book ». Pas très subtile comme stratégie, mais en ce moment rien d’autre ne me vient à l’esprit. Selo’s accelerando (Yellow – The race) et surtout Chords of dissonance (Aerosmith – Fever) me permettent de semer une belle pagaille.

Je passe et virevolte, telle une danseuse, au milieu de quelques spiders qui me colle les fesses, enfin le train en l’occurrence. Mes adversaires sont surpris, pensant peut-être que j’étais noyé, de me voir approcher leur camp en signe de reddition, mais quand même le tambourin de Karana à portée de la main. Je suis maintenant à quelques mètres de leur camp, lorsque derrière moi j’entends le troupeau de furies à huit pattes. Maintenant !!! Je franchis les derniers mètres, en profite pour shooter dans le feu et ainsi tenter de mettre le feu à leurs tentes, mais cela rate. Par contre la vision de leur visage déconfit devant la mauvaise surprise, me réjouis et je profite pour continuer en direction du tunnel salvateur. Derrière moi ce sont cris et claquements de mandibules. Je n’irais pas voir le résultat.

Le tunnel se dessine devant moi. Deux trolls aux couleurs de K’kara’ssse, je profite de la totale surprise et c’est un strike magistral lorsque je passe entre eux !!! Le couloir, enfin je suis sauvé…vite…vite…plus vite encore… je vois le livre et je bondis de toutes mes forces et… c’est j’arrive juste entre les deux jambes d’une clerette toute ahurie par mon arrivée fort peu discrète… Je me relève, la salue rapidement et me dirige vers la pierre de Shar Val, ma terre d’origine, EN-FIN !!!

Je retrouve mon peuple, mon roi et surtout Imasan , qui m’ouvre ses portes et me laisse me reposer, sans me poser de question – je l’adore et elle est formidable. Après deux jours d’un sommeil bien mérité, je lui raconte mes aventures et elle prend un air sombre, encore plus sombre que lorsqu’elle me surprenait en pleine école buissonnière.

- Tu sais Barok, avec ce que tu viens de me conter, je crois qu’il faut que nous nous en ouvrions à notre roi. Je vais organiser une audience exceptionnelle pour après demain. Repose toi en attendant, tu es en sécurité ici. - Oui Maîtresse Imasan, jamais je ne saurais assez vous remercier pour ce que vous faites.
- Tu as déjà beaucoup fait. Repose toi Barok.

Le sommeil me gagnait à nouveau et pour la première fois depuis longtemps je dormais sans faire de rêve, ce qui était bien mieux que des cauchemars.

Venomia
   Posté le 09-02-2004 à 22:25:36   

joli!
Mudra
   Posté le 10-02-2004 à 11:59:37   

comme d'hab
Margaly
   Posté le 10-02-2004 à 13:25:18   

excellent comme toujours .. toi aussi tu vas te retrouvee " MEZ" sur le forum pour qu on ai la suite plus vite